Inauguration de "l’Édifice de nos religions"

discours par Philippe Aïni, à Montlaur, le 16 juin 2017.

L'Édifice de nos religions - 2017
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  L'Édifice de nos religions - 2017

Offrir aujourd'hui est un vrai privilège.
Mais le véritable don est votre regard d'acceptation,
Ou de refus.
Au-delà de l'image, et du geste que cela peut représenter,
Sans arrière-pensée.

Travailler sur la perspective d'une utopie m'a été facile,
Essayer de réinventer le croire à ma façon,
Les rêves se transformant en signes d'émotion.
Mettre la mer au ciel, ça ne suffira pas pour s'approcher d'une espérance de paix.
Avec humilité, se déshabiller.

Il n'est pas question ici de récrire la foi
Mais simplement de dire qu'il suffit d'un seul jour dans une vie
Pour savoir que l'on peut aimer la différence
Et surtout la supporter...
Nos âmes sont nos ombres, elles existent
Et se nourrissent aussi de nos travers.
Mélanger les couleurs
Pour en faire une encre indélébile désir d'amour ;
Tant d'innocents condamnés pour les apparences...

Je l'ai fait dans cette espérance et pour vous remercier d'être là,
Sans avoir la prétention de vous convaincre à quelque idée que ce soit,
Juste en conscience.
Seuls vos yeux et pensées pour faire sa croyance.
Je suis reconnaissant à la vie
De m'avoir appris, avec le Temps,
De n'avoir fait qu'essayer, sans certitude apprise.
L'Art, aujourd'hui comme hier, n'est-il pas le seul rempart à nos barbaries ?

Créer une œuvre pour ériger un mur de certitude,
C'est être conscient que les murs sont faits pour être détruits,
Et faire de la place à de nouvelles inspirations.
Notre liberté d'illusionniste est étroite.

Nous sommes là, seuls face à la liberté,
Elle a un prix, la solitude.
Partageons-la.