"Aux défilantes du jardin d'Oquunus"

par Ifran', le 1er décembre 2008.

Les aïnigrammes : voilà la somme d'années (damnées - cf. les ouvrages antérieurs publiés au sujet de l'artiste) de travail sur toiles et autres supports et, pour ce festival, des œuvres textiles déambulantes, poétiquement érotiques.

Défilantes au jardin Oquunus - 2006

La démarche d'Aïni se poursuit dans une espèce de pêche en lignes ponctuée d'écritures impossibles à décrypter sans clefs, dont la principale est l'Humanité.

Pages de matelas ou partitions, étoffes et filets, toiles brodées canevas, ou cartouches : ici et maintenant, point de cernes, ni de vies-morts ou de biens palpables, point de certitudes, ni vision de loin ou bien près, sinon translucide ; une ode en bourre de rides en écorces pelables douces au toucher, une pré-venance, un fruit murmure désormais, comme la source riante à la lumière de sa garrigue, le possible fil d'eau sous les roches, la possible goutte, le trait d'union écriture-nature ; un "cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie... N'attendez à demain...", l'éternelle bataille avec l'enfer-me : Liberté, une paix guerrière délectable...

Or donc, ce pair gagne en espace et ouverture, en lecture et accolade ; élargi.

En ce qui concerne la technique de l'artiste, voici le liant : le Pictaïni ; la bourre à matelas en est la chair, mouillée elle est vivante, sèche elle se momifie.

C'est un produit composite unique, trouvable en ce jour sur terre, dans la ville d'Oissel sur Seine, mais, demain ?

N'attendez !

Défilantes au jardin Oquunus - 2006